| |
Le petit journal de Sunny
Sunny le petit français (2006-07-11)
mardi 11 juillet 2006
Une bonne bouffée de diésel pénètre mes poumons rose-cochon. La France circule dans mes veines à nouveau. Enfin. J'étais dû.
L'avion était à moitié plein, j'avais 2 sièges pour moi, que j'avais choisis en plus. Le vin a coulé dans mon verre régulièrement, pendant que j'écrivais en me foutant du film plate, dans le noir. J'étais bien, j'ai à peine pensé au fait que l'eau était glacée, en bas. J'aime l'océan, mais avec la rive pas loin.
J'ai dormi un peu, en boule sur mes 2 sièges.
Là, je suis dans un hôtel du 12e arrondissement (Paris).
Oh, je pense que notre transport vient d'arriver. On se reparle plus tard ok ?
En passant, je suis vivant.
12 juillet
Je suis à la campagne, au Festival de Poupet. À remplacer le guitariste des Gaulois Fringants. Ce soir c'est le premier concert. J'ai hâte, je pète le feu.
Décalage ? Rien à foutre. On dirait que ça existe pas. Suis sorti mardi avec mon ami le Capitaine Haddick, le Romain Duris des pauvres, que j'aime beaucoup. Il est retourné vivre à Paris récemment, c'est cool de pouvoir le revoir. On est allés au Pop In. Après, je suis revenu à mon hôtel, descendre tranquillement une canette de Pelforth allongé sur un petit plancher de bois dans la cour, à regarder les étoiles.. J'aime bien Paris.
Mercredi, route vers Cholet. J'ai une chambre tout seul, c'est pas pire. On s'est tapé un super resto (encore), vous auriez dû venir ! Entrée de carpaccio de canard, puis pigeonnaud flout flout, vin etc. Fraises melba en plus, miam..
J'ai écrit après, avant de me coucher à 4am.. quand même.
À soir, le rock s'emparera de moi. Je jouerai pour vous, et donnerai tout. Vous serez avec moi ?
15 juillet, Paris
Ouin, j'écris pas souvent han ? Faut que j'dorme des fois, quand même.
Alors : festival de Poupet, c'était vraiment super....ouch. J'ai des coupures aux bras (inquiètez-vous pas parents, c'est des égratignures, mais pour la légende, coupures ça frappe plus), des bleus, entorses et ongles rognés. On a joué presque 2 heures ! Dehors, 3 000 personnes je pense. C'était vraiment plaisant. On était en super forme, hâte d'exploser..En fait, je sais jamais si je dois écrire exploser ou imploser, pasque c'est les 2 en même temps. Y'a comme des forces qui me tendent dans tous les sens, faut que je saute partout, agresse cette saloperie de guitare acoustique. Combustion spontanée ? J'espère pas me rendre là, mais bon, on sait jamais.
Piscine le jour avec Dolbeau (Domlebo pour vous). Repas incroyable, etc. Comme toujours chez les Fronçais.
Hier, la Rochelle, alors là..une ville à voir. Pis quelle organisation ! Les loges, dehors, c'était des huttes exotiques, ç'avait pas d'bon sang. On était moins en forme, mais les quoi, 15 000 personnes (d'après Germain Dupras qui fait dire bonne nuit, en passant) qui étaient là nous ont chauffé les fesses, aïe ! On jouait seulement une heure, mais quelle heure. Filmée en plus. Les gars de sécurité devant arrosaient au boyau les fans coincés contre la clôture, c'était drôle.
Pis en plus en plus, les Wampas jouaient sur la même scène à 1 heure o'clock !! Je me répète, mais Didier c'est le meilleur.
Fête après, j'ai perdu ma casquette laide "Lachenaie"..ouch.
Route aujourd'hui vers Paris, 6 heures à dormir, suer dans le camion. Cette semaine, on a une journée de 10 heures de route. J'ai besoin d'un nouveau livre, j'sais pas, une drogue de transport, quelque chose. Dive veut une leçon de guitare. On verra. J'aime regarder par la fenêtre, mais y'a des limites. Quoique y'a plein de champs de tournesols ces temps-ci, wow.
Les bonhommes jouent au poker pendant que j'écris dans le lobby. Ils sont obsédés. Câble Tremblay, Juble pis Téti sont encore debout, increvables. (Moi aussi apparemment) . Il est quelle heure là ? 3 heures am ? Ma Pelforth est pas finite, je suis correct pour veiller encore un peu. Ah, les gars vont fumer dehors. Juble, en fait. Je reviens.
-----------------
Bon. C'est tout pour l'instant j'pense.
Oh non, c'est vrai, j'voulais raconter tantôt : j'suis allé à l'épicerie qui fermait pas longtemps après. En sortant avec mon dentifrice pis mes Pelforth, j'me pète la tête sur la grille métallique à moitié fermée vu qu'ils fermaient pas longtemps après, qu'ils mettent pour sceller la place. Owww ! Ma tête. Je fais un appel, retourne à l'hôtel, prends l'ascenseur, me passe la main dans les cheveux. Fouille dans mon sac, en retire un crayon pis une mèche de cheveux. Han ? Bizarre.. Rentre à ma chambre. D'autres cheveux ! Merde ! La grille a essayé de me scalper !!
Bonne nuit
16 juillet, Dour (Belgique)
On campe dans un hôtel français près de la frontière, avec piscine ! Ha ha.
Ça fait différent du Festival de Dour, où on joue sous un chapiteau plein de poussière et de hippunks sales, tatoués / avec des noeuds dins cheveux. Ca chante très fort pendant 10 minutes avant qu'on saute sur scène. Mon ampli de location est tombé, ce qui donne une lampe cassée à remplacer rapidement en en piquant une dans un ampli de merde..mais ça marche pas plus. Je dois me brancher direct. Eurk ! Ca sonne quand même mieux que toutes les guitares sur toutes les tounes de marde de.. Gourou, mettons. Passons (haine gratuite). Je pique aussi un pick (plectre, médiator) à Germain Dupras pasque j'ai tout lancé ceux que j'avais dans la foule à la Rochelle. Le con ! On donne un super spectacle, malgré le fait qu'on a pas eu de balance du son, donc Juble prépare les moniteurs du mieux qu'il peut sur la scène (avec grand succès !).
Je suis lessivé après coup, dod pour moi.
17 Divonne-les-bains, Fronce (frontière chuisse)
Après 7 heures d'assphalte dont la dernière à faire des ''s'' en montagne (oh wow les cols), on débarque dans notre super hôtel, où on sera pour les 3 prochaines nuits. Ma chambre est parfaite. Quand t'en voies une nouvelle aux 2 jours, ça devient important, les petits détails qui rendent le séjour agréable. Des oreillers plats, grandes fenêtres, grand lit carré, couvre-lit antique,...
Douche avant la bouffe au Café de la Paix. Je mange une blanquette de veau moyennement bonne. C'est réussi mais à moitié. Le vin par contre est réussi oui. Glaces pistache, vanille après. Pas mal gastronomique comme voyage han ?
Y'a juste Juble pis moi qui partons explorer la ville aux superbes maisons agées pour la plupart, comme plusieurs des habitants qui fréquentent les thermes ici.
On trouve une terrasse avec du rhum Havana Club. Ah. Pis direction casino, juste pour voir s'ils nous laissent entrer : on entre, mais à cause des sandales de Juble (pasqu'il passe en premier ; ils auraient sûrement pas laisser traverser mon t-shirt), on peut pas aller dans la section plus hot. On se contente de toute façon de bière à côté des esties de machines bouffe-sous.
Dernière bière à l'hôtel avec les bonhommes qui se tapent encore une partie de poker dehors.
18 Divonne-les-beignes
Rien de spécial sauf marcher jusqu'au centre pour envoyer mes cartes postales aux êtres chers et taper sur un clavier avant la sieste et l'apéro. Pas facile la vie ici, je vous dis.
Resto le soir avec Le Vervé et son garçon Maxence (15 ans), en vacances scolaires et qui tourne avec nous pour le fun. Le Vervé me raconte sa jeunesse dans le cirque Zavatta, c'est très drôle.
Ensuite, bar pseudo-chic pour un verre rapide. Je vais à la toilette, puis en sortant, je me lave les mains, et sans m'en rendre compte, j'échappe une vesse d'un bruit surpuissant. Woup. J'espère que..merde, je vois mes amis tordus de rire au bout de l'autre pièce..la musique venait de cesser, tout le monde a entendu (les 5 autres clients pis la barmaid). La honte totale, mais on rit tellement fort, aie.
Hôtel, écrire sans arrêt jusqu'à 4am. J'suis quand même ici pour travailler.
19 Toujours à Divonne, mais Genève
On décide de s'embarquer pour Genève, avec Téti (l'éclairagiste) pis Germain Dupras. Autobus et train nous emmènent à la gare de la ville Suisse en quelques minutes. On marche à travers les boutiques de coucous, montres, chocolats et autres couteaux suiches pas intéressants pour traverser le pont enjambant le Lac Léman. C'est bien joli tout ça, la fontaine pis tout, mais à quoi bon fabriquer un gros jet qui défie le ciel, à part que ça a quand même un je-ne-sais-quoi de ridiculement comique.
Par un hasard incroyable, on croise Dom le gaulois qui errait dans les petites rues. Une chance sur combien de millions déjà ? Rosé sur une jolie terrasse, pis train de retour. Pis bus de retour. On attend dans un abribus de village qui est en face d'un centre équestre, c'est drôle d'avoir des chevaux dans le dos.
Repos hôtel.
20 juillet 2006, vers Nyon.
À peine quelques km plus loin, mais en Suipse, se trouve la ville de Nyon où les CF participeront ce soir au Paléo Festival de Nyon, un des plus gros en Europe.
On s'enregistre à l'hôtel classe que le festival nous fournit. Eighteen Chaput dit tout fort à la réceptionniste : "On a besoin de notre chambre maintenant, faut qu'on parte pour la scène dans 5 minutes ! ", et accroche avec son sac le pot de cochonneries (coquillages, plantes séchées, roches) qui décore les 2 pieds carrés à côté de lui. Un pot en verre très mince qui fait un énorme "POF ! CHTING-LING" en se fracassant par terre. La réceptionniste remet rapidement la clé de la chambre à Eighteen.
Puis, JFP se pointe dans le hall d'entrée de l'hôtel ! Il est arrivé hier, et semble en forme pour faire le concert de ce soir. "Aujourd'hui t'es en congé mon Sunny ! " Tout le monde est surpris, pasque JFP avait pas dit qu'il viendrait faire un p'tit tour.
On embarque dans la navette qui nous amène à la scène. Mini balance de son pour le groupe, pendant que moi je déguste une bière locale, tranquille !
Ils jouent tôt, vers 17 heures, sous un gros chapiteau recouvrant une foule électrisée qui réagit vraiment beaucoup, c'est impressionnant. J'aimerais sauter sur la scène ! Mais ce sera pour une autre fois.
On mange comme des rois au "Resto des Artistes" après le concert. C'est un autre chapiteau où il servent les repas miam.
On reste dehors avec du vin en attendant les Who ! Bin oui, ils jouent ici.
Je pars avec Juble pis nos passes pis une grosse bière, on franchit l'entrée derrière la grosse scène, on monte la passerelle, personne dit rien, toup-toudoup, on s'assoit sur un gros coffre côté jardin, près de l'accordeur de guitares qui dit rien non plus, pis on attend. Quelques minutes plus tard, les Who montent sur scène, à quelques mètres de nous !! En forme, les bonhommes ! Wow. Townsend est en feu, Daltrey fait tourner son micro dans les airs, chante comme si on était hier. Pis Zack Starkey, fils de Ringo à la batterie ! Pas mal bon ce spectacle. Juble attrape un "set", la liste des tounes à l'horaire.
Ensuite, re-Wampas sur une autre scène !! Décidément.. Juble pis moi on est assis pas trop loin de l'ampli de Tony Truand, on voit bien toute l'action, pis la foule qui hurle. À un moment, Didier vient me chanter un bout de "La rue Chapdelaine" des CF (il pense que j'en suis un membre, officiellement je veux dire), une toune que je connais pas ! Oups.
Retour hôtel en navette avec Juble pis d'autres personnes inconnues, dont 2 filles slaves saoûles qui se mettent à chanter. Wow ! Quelle toune, quelle langue super.
Les gars jouent aux cartes dans le hall de l'hôtel. Maah ! Ils arrêtent jamais. Moi la tête me tourne.
21 21 21 21 21
On doit quitter à 7am, pasque la Bretagne nous attend, pis ça prend 10 heures s'y rendre ! Si on veut pouvoir attraper des crêpes ce soir pas trop tard, faut partir. Téti est encore dans le hall !! Il s'est pas couché. Il a tenu compagnie à JFP qui voulait pas dormir, et qui maintenant s'en retourne au Québec. Veut pas faire plein de route en camion, préfère revoir sa maison. Je comprends un peu.
On roule roule roule. On dort dort dort, regarde dehors dehors, sue dort sue bouteilles d'eau. Arrêt pipi sandwich dans un des milliers de truck-stops tous pareils. On retourne dans le camion. Etc. 10 heures de temps. Une chance que Câble Tremblay m'a donné un jeu de sadaku électronique ! Pis j'ai un Fluide Glacial pour m'occuper.
On s'enregistre au 8ème hôtel depuis le début de la tournée. Ville : Lorient. Y'a une piscine, mais on s'en fout, vite, on re-saute dans le camion pour trouver une crêperie bretonne.
Miam ! Tout le monde, affamé, s'en prend 2 ou 3. Moi, c'est une aux fruits de mer, une épinards, pis comme dessert, Chantilly-chocolat. Gllll...et une petite noyade dans le cidre..ah. Après ça, il reste juste à aller m'étendre un peu.
juillet 22 : Festival des Vieilles Charrues
C'est tellement pas pire, la Bretagne. Le peu que j'en ai vu, en tout cas.
On part tôt vers le site, notre concert est à 15h. Mais quel site ! C'est immense. Encore une fois, les roulottes-loges sont disposées en petit village, avec des palmiers, tables de ping pong babyfoot, frigidaires plein de rafraîchissements, pis un resto plein de bouffe..
15h, on joue. Y'a environ 30 000 personnes...épeurant. Les français font vraiment un public fabuleux. Tout le monde danse, chante. Quand ça lève les bras, c'est tout le monde sans exception, jusqu'au fond du terrain. Nous on cuit au soleil. La sécurité arrose les festivaliers sans arrêt. Câble s'emporte en voyant le drapeau canadien géant qu'un fan fait flotter très haut. "Baisse ton drapeau ! Notre premier ministre c'est un abruti dangereux, ami de Bush, on a honte, etc." Je me rappelle pus trop tout ce qu'il a dit, mais on a ri.
Après, après ce dernier concert en sol Européen, on se laisse mijoter sous un parasol, vin blanc et Gauloises. Il est à peine 16h30.
C'est une journée Québec aujourd'hui. Je m'asseois sur le côté de la scène pour voir Ghislain Poirier, Karkwa. Brigitte Fontaine est là pour chanter sa chanson avec eux. Elle est assise près de moi sur un coffre, mais je suis pas sûr que c'est elle. "Vous voulez un cigaret ?" Elle répond avec sa grave voix : "Après."
On engloutit un autre festin, gracieuseté des Vieilles Charrues. Un steak bleu agllglglgl ouch. Si ce boeuf a tiré lesdites Charrues, disons qu'il a connu une très belle fin. Dans nos estomacs de vikings et gaulois.
23 juillet
Bye bye Bretagne, Paris approche, plus que 6 heures sur l'asphalte..pis un autre 7 heures d'avion lundi, pis ma maison à moi à 30 minutes de taxi.. Salut Montréal, tu m'as manquée.
Merci Suisses Belges Bretons Fronçais
Merci Cowboys
à bientôt
La St-Jean-Baptiste (2006-06-25)
Je me remets à peine du spectacle de vendredi dernier au parc Molson (Mtl) ! Plein de bleus, le cou en compote. merci à tout le monde venus voir les Breastfeeders, Syncop et autres Dales Hawerchuk. Ça s'est terminé très tard chez Alex-en-face-du-parc, à chanter à la guitare acoustique...du rock'n'roll ! Fiou. Moi aussi j'ai eu peur.
Avril en France (2006-04-20)
19 avril 2006, la journée la plus longue
De retour en europe pour la 2ème fois en un an, pas pire han ? J'suis arrivé hier matin à Paris après un vol qui m'a pas semblé si long, pour une fois, même si j'ai pas encore réussi à dormir vraiment. À cause de l'odeur de pieds ? L' odeur de vieux bonhomme près de moi ? Ma langue brûlée par le morceau de boeuf micro-ondes trop chaud ? Sais pas.
Après un atterrissage poche, on a sauté à bord d'un minibus vers notre hôtel dans le 12ème arrondissement, près de la Bastille. Petit repas et bière #1 (j'arrête dès maintenant de compter) à la brasserie Le Petit Caporal, notre nouveau quartier général. Je prends un "Formidable", le format officiel du voyage. C'est 50 cl, ou 500 ml, l'équivalent d'une pinte. ( C'est formidable, Paris, y'a une brasserie à tous les 20 pas. Manger et boire partout partout. Note : ici, certains bars ont des sections fumeurs / non-fumeurs, pour permettre à TOUS d'en profiter. Là. )
Boutiques de disques en après-midi dans le coin, grâce à une liste bien détaillée fabriquée par Kikou (merci !). J'ai vu des t-shirts Taga !
On est bien ici, ça sent bon ! Pis les françaises sont toujours aussi charmantes, avec leurs longs cheveux légèrement ondulés et gras. Seul hic : on a souvent entendu parler des crottes de chiens à éviter sur les trottoirs, mais ce problème semble réglé. Une chance, parce qu'avec toutes les chiasses de pigeons qu'y a maintenant, ça serait compliqué de prendre une simple marche ! C'est épouvantable, faut vraiment faire gaffe partout ! Germinator et Disco ont été victime d'attaques précises, ark !
Mini-sieste avant le souper près du théâtre du Renard, où nous allons voir M-Jo Thério tout à l'heure ! Dombo nous a eu des tickets.
Un super concert qu'elle a donné, pour ce que j'en ai vu...J'ai vraiment cogné des clous sans arrêt durant la toute petite heure que durait le tout ! Trop claqué, pas assez dormi. Le pire, c'est qu'on était 8, pis des fois je me retournais pour regarder mes amis, et tous, ils somnolaient aussi !! Que veux-tu, quand t'es mort, pis que t'es dans une salle sombre, chaude, après un petit verre de vin, à digérer sur de la musique douce...Scuse Marie-Jo ! Ce que j'ai entendu était très joli. La ville étant bourrée de pollen à' grandeur, une chance que j'étais dopé anti-mouchage, pasque sinon j'aurais gâché ton spectacle à t'éternuer des chansons. Quoique j'ai peut-être ronflouillé un peu.
Après, on est descendus avec plusieurs autres Québécois présents au Coude Fou, bistro pas loin où un organisme France-Québec tenait un vin d'honneur. Seuls Dombo pis moi sommes restés, les autres avaient soif de bière plus que de vin. Carole Laure était là ! Je lui ai pas parlé. Vers 2am, nos amis sont venus nous chercher, pis on a ramené les survivants du cocktail vers une terrasse à côté, où on est restés à rire ( Mariane Offat était avec nous) jusqu'à...je sais pas, la place fermait à 6 heures, pis je sais qu'à 5 heures et quelques, Dombo, Téti pis moi on retournait vers l'hôtel. Dernier verre sur notre balcon avec Dombo à écouter chanter un super oiseau, très mélodieux.
20 avril bluarrgll
Ouin bin, grosse première journée hier, han ? J'ai les yeux un peu croches au dîner, un croque-jeune-fille au Petit Caporal. Ensuite, rien de spécial sauf trouver un café où écrire un peu, avant de prendre la route vers Nancy, à bord d'une camionnette chauffée par Hervé le Vervé, notre bon vieux directeur de tournée ! Il passe presque les 4 heures de route à parler au téléphone avec son pote Thierry, qui conduit l'autre camionnette avec le reste de nous dedans. Ils comparent leurs GPS, ce truc qui mesure tout : par exemple, avec ça, tu sais qu'en roulant à 102 km/heure, avec 34,7 km à franchir jusqu'à ta destination, tu vas arriver dans x minutes précisement...Débile.
Toute l'équipe loge à l'hôtel Ariane de Laxou, près de Nancy. Super souper, je mange des aiguillettes de canard. Succulent, mais disons que je préfère ma volaille bien cuite. J'écris un peu dans ma chambre, pis m'endors quelques minutes avant d'aller rejoindre la gang qui joue au poker dans le lobby. Jogging nocturne avec Dombo dans le quartier, pour essayer de repérer la salle où on joue demain. Après, dormir. Longtemps !
21 avril ensoleillé
Ce soir on joue au Zénith de la ville de Nancy ! La ville natale de Charlélie Couture, une inspiration de jeunesse (merci Willy !).
On fait le test de son rapidement pour pouvoir aller engloutir le rosbif / haricots / pommes dauphinoises qu'on nous a préparés. Sans oublier un dessert de fraises avec crème fouettée. Slurp.
Premier concert français super, la salle est pleine de jeunes qui sautent partout. Double solo de batterie de Dom aidé de Jérôme, pendant que Karl se tient en équilibre sur la tête. Je bats mon record de cordes pétées de tous les temps : 6 !!! Réparties sur un total d'environ 2 heures de spectacle, pas pire. Encore une fois, une chance que Disco Japut est engagé pour veiller à tout réparer, ouf. Je sais pas pourquoi ça casse autant : cordes faibles, plectre pointu et dur, hargne envers la guitare acoustique, ? Dive au trombone c'est super bien débrouillé. Il pensait pas jouer, vu qu'il vient à peine de se remettre d'une opération because hernie, pis quand tu dois souffler dans un instrument, c'est un peu bof. Mais ç'a bien été. Comme toujours, autographes et photos après, et direction party ensuite.
Y'a seulement Disco, Dom pis moi qui se rendent au pub McCarthy pour rejoindre une partie de l'équipe de la salle + 3 québécoises cools qui étudient à Nancy. On danse fort. Taxi retour vers l'hôtel Ariane, 5am.
22 avril, route vs tête dans le cul
Ouin, 10 heures de route vers Bordeaux, en Aquitaine, sud-ouest. Pastis dans le hall avant de partir à la recherche d'un resto avec une terrasse extérieure pour célébrer la fête d'Ivanhoe la trompette. Bouffe moyenne (encore des frites, toujours des frites pis aujourd'hui, elles sont dures en plus), quoique servies par un croisement entre Tommy Lee Jones pis Didier Wampas, cool !
On finit la soirée Dom pis moi en jouant au pool contre 2 jeunes disc-jockeys new-yorkais dans le bar-salon de l'hôtel, pendant que les autres jouent au poker en écoutant en premier lieu la partie des Canadiens en direct sur radio-internet, puis le nouveau disque de Mononc' Serge. Loufoque.
23 avril, Homard Duval.
Plage ! Aujourd'hui c'est congé, direction le très joli bassin d'Arcachon, collé sur l'Atlantique et à 40 km de Bordeaux, où une bande jouera au golf, et l'autre ira à la plage. Je fais partie des dormites qui larveront sur le sable. Et oui, pas de crème = un bonhomme tout rouge le soir. Pas terrible, mais que voulez-vous. Dod tôt. Nashville Pussy est en ville ce soir ! Mais j'suis trop claqué pour aller me faire labourer l'oeil / l'oreille.
24 avril, marche et Rock School Barbey !
Je croise Germinator dans le hall de l'hôtel. Il rit. Un bonhomme lui a demandé : "C'est vous les Cowboys Hurlants ? Vous êtes marionnetistes ?" Tordant. Dom-malade pis moi, on prend une super-marche dans Bordeaux, la plus belle ville de France selon Stendhal. C'est très possible ! C'est vraiment très beau, les petites rues pavées, l'eau, la plage pas loin, les églises, tout.
On se rend à la salle pour le test de son. Le Nombre joue ici en mai ! C'est aussi une école de musique, pas nécessairement juste du rock, désolé. L'équipe bordellaise nous prépare un repas porc-pruneaux + gratin de légumes à faire fondre un mammouth, ouch !
La salle est remplie, encore. Pas notre meilleur concert, par contre. C'est bon, en gros, et très apprécié, apparemment, mais quelques petits pains un peu partout. Câble Tremblay, chanteur, m'a poussé dans la foule qui m'a pris en bodysurf ! Sauf qu'avec mon coup de soleil dans le dos pis des dizaines de mains qui s'y promènent, ayouille ! À un moment j'ai fait signe aux gens de me ramener vers la scène, mais Dombo faisait des niaiseries devant, pis les 2 premières rangées distraites voyaient pas que j'arrivais...jusqu'à la dernière seconde. J'ai atterri à l'envers à côté d'un moniteur, c'était épique.
Après le concert, les patrons d'un certain bistro du Québec nous amènent avec eux ! Ils ont parti un petit resto sympa, avec des chandails de hockeyeurs partout, des cartes de la province, plein de souvenirs. Ils nous servent leur version de la poutine ! Le cheddar-pas-en-crottes-mais-rapé vient d'Ecosse, mais en gros c'est réussi. Ils ont un menu avec des noms comme "Le Gatineau". Des gens super gentils ! Ils nous ramènent à l'hôtel après.
Le reste de la gang est encore dans le lobby à écouter la partie de hockey. On gagne !!
25 avril, coincé dans l'camion
On remonte vers Paris. Premier arrêt après les 6-7 heures de route : une entrevue-prestation radio. Puis hôtel, pour s'écraser un peu. C'est qu'à 20h, on a des tickets pour les moines Shaolin, au Cirque d'Hiver ! Impressionnant. J'ai quand même encore failli m'endormir.
En allant manger, on tombe sur JF, venu nous rejoindre en France, déjà attablé à la brasserie. Il rit.
Couscous dans l'estomac, tout le monde est rassemblé autour de verres pleins à la terrasse de ladite brasserie ( sauf Dom pas rétabli de son semi-empoisonnement au vieux sandwich ) . J'commence à penser qu'on est plus gaulois que les français : on a dû réveiller tout le quartier à rire aussi fort, surtout Téti qui rit comme un gars qu'on viendrait de libérer d'un très long séjour en prison (j'imagine combien j'rirais fort si on me libérait). Même qu'Ivanhoe-la-trompette l'a entendu rire de sa chambre, à 100 mètres de là !! Le bordel vient nous rejoindre quand vient le moment de payer. La facture s'élève à 200 euros je pense, mais ceux qui étaient là plus tôt disent en avoir déjà payé une bonne partie. Les serveurs sont pas d'accord, la serveuse de l'après-midi jointe au téléphone est pas d'accord non plus. JF envoie chier le garçon, JF part, JF revient parler au garçon plus gentiment,... Un terrain d'entente est trouvé, les principaux intervenants se rencontrent ici demain midi. Le plus drôle dans cette histoire-là, c'est qu'on soupçonnait la serveuse ou un pickpocket d'avoir piqué les 87 euros manquants. En vérité, JF les avaient mis dans sa poche arrière !! Il s'en rappelait pas. Quelle aventure fantastique. Câble Tremblay, L'Epinette, Germinator pis moi on va prendre un verre calmement dans le bistro jumeau en face avec le garçon, Tony, qui nous offre un shooter.
Quand ça ferme, Germinator pis moi on se trouve un autre bar, sur Place de la République. Puis on nous indique un bar 24/24 pas loin. Bin quoi, quand tu veux pas aller t'coucher !
26 avril, premier Bataclan
Ce soir je joue juste quelques chansons, vu que JF est là. La place est très pleine, il fait tellement chaud, ç'a pas d'bon sang. Les fans lancent des tonnes d'avions en papier pendant "Les étoiles filantes". Ils crient pour un xième rappel. Humide soirée !
Y'a Sandrouille, la soeur de l'Abeille, qui est en visite à Paris ! Avec Juble, on va au Pop-in, bar recommandé par mon ami français le Capitaine Haddock-Duris. Très cool ! Je reviendrai peut-être demain, au moins pour leur donner des disques des Breasts pis de moi solo.
Hôtel = ...la game de hockey dans l'sous-sol ! Mais on perd. Bof. Dodo.
Jeudi 27 avril, dernier Bataclan.
C'est pas pour vous écoeurer, mais aujourd'hui c'est la première journée grise depuis mon arrivée ! Il fait juste beau pis ça sent bon depuis une semaine ! J'adore la France.
Même à quelques milliers de km, le travail me rattrape, j'dois écrire mon texte pour le Nightlife Magazine pour demain...woup.
Je mange un kebab moyen pour souper. Bof.
Ce soir, le Bataclan est vraiment plein. Hier c'était plein, mais là, c'est vraiment bourré d'monde à' grandeur !! 300 personnes de plus, pour une salle de..1 500 ? Pas sûr. Super prestation du groupe ! Je joue 4 tounes avec eux.
On se retrouve au bar l'Équinoxe pour un verre. Me semble qu'y a beaucoup de gars ici...un bar gai ? Ça s'peut tu ? Whatever. Mon Picon-bière est excellent. Mes amis Pepete pis Bubblestar viennent prendre une gorgée avec nous ! (Ils habitent Paris.) Le serveur Tony (le même que lors de l'incident avec JF), qui travaille ici ce soir, nous offre des shots de vodka-framboise...Pas pire, sérieux. J'comprends juste pas cette manie de mettre des saveurs de fruits partout.
Quand ça ferme, on va "border" Rosario le technicien du son, pis direction le fameux bar 24 heures, qui s'appelle le Petit Tonneau, finalement. Nous on dit "Le fond du tonneau", ça sonne plus juste. J'suis avec Lépinette, Téti pis Germinator pour "le dernier verre". Le serveur, une fois la place presque vide, quand le ménage est entamé, nous invite à partir ! Faut dire qu'on avait un fun très sonore. On a tellement ri fort.
28 avril, dernier jour à Paris, snif !
Ouin, mais demain matin, on part pour Bruxelles ! Le dernier concert. C'est plate, on dort pas à Bruxelles, ç'aurait été drôle. Bin non, on revient à Paris because l'avion est tôt dimanche matin.
Je vais magasiner des petits cadeaux dans le quartier. Après, tout le monde se rejoint à l'hôtel pour aller au resto, notre dernier repas officiel ensemble. On a décidé de s'payer une super bouffe ! On va chez Astier au coin de la rue.
Voici mon choix ( attention ) :
-Entrée de bulots en aïoli et crevettes roses. Bulots : genres d'escargots de mer avec une sauce aïl-oil d'olive-moutarde.
-Plat principal : entrecôte charolaise, sauce aux truffes, purée au beurre ( patates pilées ).
-Plateau de fromages Astier. Fromages heavy métal !
-Dessert : Soupe de clémentines, d'oranges sanguines et son financier ( petit gâteau ). Menthe fraîche en plus.
32 Euros le festin. Rajouter à tout ça 2 vins incroyables, vous obtenez un foie heureux ! Mais ouch ayoye wow jjjjjj pffffff glglglglgl slurp, estie que c'tait BON !!!! Pas d'bon sang.
C'est pas tout, suite à ce festin, faut rouler jusqu'à Europe 1 pour une entrevue-prestation radio live. Oui mais mes bulots sont encore en train d'nager, eux ! On joue 2 tounes, 2 versions vraiment bonnes. Pendant l'émission, l'animateur fait jouer une nouvelle chanson de D. Rivers atroce, où il parle de tout pis de rien, dont ses problèmes de digestion. Ark ! c'est mauvais.
On revient à l'hôtel. J'écris mon texte pour le Nightlife Magazine dans le lobby, pendant que Disco Japut lit un livre sur les arts martiaux.
29 avril. Debout !
J'me lève plus tôt pour aller taper ledit texte pis l'envoyer à mon éditrice au plus cripse, because 11 heures piles on saute dans la camionnette.
La route entre Paris pis Bruxelles est pas pire. Surtout quand on arrive en Belgique. On dirait que c'est pas pareil ici, les maisons, l'architecture en général. Les mots, les noms des villes, la façon qu'on les écrit, c'est fantastique. Les deux fois où j'suis venu, on est pas restés longtemps, mais juste assez pour que j'aie l'impression que les belges sont très différents, originaux.
On débarque au Cirque Royal, immense endroit chic, dans le sens de : beau, class, vieillot. Pas dans le sens pédant du mot "chic". Un vieux cirque, quoi ! On nous sert un steak poêlé comme repas, avec des frites of course, mais aussi une sauce béarnaise à l'estragon...en tout cas, j'vais arrêter d'parler des bouffes fabuleuses que j'ai croisées.
J'joue 3 morceaux dans le concert du groupe, qui est l'artiste pricipal en cette soirée des Nuits Botaniques, un festival bruxellois qui dure plusieurs jours. Chier ! En même temps que nous, sur une autre scène, y'a Marc Ribot qui joue !! Tsé le guitariste croche avec Tom Waits ? Écoeurant, lui. Le public apprécie à fond le concert.
On s'prend une petite bière en attendant de repartir vers Paris, pendant que Disc-Jockey Champignon et ses G-itaristes font danser les quelques centaines de spectateurs présents.
On file dans la nuit, vers la France qu'on quittera au petit matin, endormis, le ventre semi-plein de bouffe aérienne moyenne dans un avion où on présentera le film Hurry Potteux 4 que je verrai pas. Mes yeux se fermeront malgré moi.
Studio ! (2006-02-14)
J'entre en studio le 23 février avec mon groupe LES BREASTFEEDERS pour la suite de notre album DÉJEUNER SUR L'HERBE ! Sortie prévue...quand donc ?
lesbreastfeeders.ca
Oww ! Ma tête (2006-01-19)
Le spectacle d'hier a été transféré du Petit au Gros Café Campus, étant donné la grosseur de la foule qui allait se déplacer pour les Dales Hawerchuk, Comme un Homme Libre et ce petit Sunny Duval ! Méchant party, ce fut, comme dirait Yoda, dans son infinie sagesse platte. Moi et mes Crevett's avons cassé la glace (c'est l'temps d'faire plein d'mauvais jeux d'mots avec des termes de hockey. Ah pis non. ) . Malgré une corde pétée, mes guitares désaccordées ou défaillantes, les fils à Gourmet qui devenaient capricieux, etc, on s'est rendus à la fin quand même ! Comme on jouait juste 30 minutes, fallait couper des tounes, faque à un moment j'ai demandé au public de choisir entre "Tabarouette" pis "Boa Constructor" (une vieille/réadaptée) pour savoir ce qu'on allait jouer. Bin, vous avez choisi la 1ère. Bon choix ! Pour entendre l'autre, vous avez juste à venir au Divan Orange le 25 janvier !!
Après les excellents spectacles des D.H. et de C.U.H.L., on s'est achevés au Korova. Vous auriez dû venir !
Au voleur ! (2005-12-11)
Je tiens pas spécialement à utiliser cet espace pour étendre mes opinions sur la tartine virtuelle (hou ! poésie), mais là, chu tanné.
Pourquoi autant de voleurs ? Combien de lettres reçues, envoyées supposément par ma caisse pop ? Ou par une femme nigérienne en détresse dont le mari vient de crever en laissant quelques millions dans un compte de banque, qui demande MON aide ? Ou les super gros lots que je gagne, qui attendent juste que je les ramasse ?
Sans compter tous ceux qui veulent mon bonheur à coups d'pilules, pour me grossir la queue, pour que j'puisse y mettre une rolex italienne pas chère, pas chère !
Pourquoi pourrir le monde un peu plus chaque jour ? Pourquoi se nuire entre nous ? Câlisse ! On fait partie du même monde, on devrait travailler ensemble, pas s'entretuer, s'entrevoler !
Je considère qu'on a beaucoup d'job, en ce moment. La planète est malade, on le dira jamais assez. Faut se r'trousser les manches, pis vite, pasque sinon, y'aura pus d'humains non plus. Faut s'unir maintenant, on est en danger. Qu'on arrête de m'faire chier avec l'argent, pis combien ça coûte, pis etc, pasque c'est même pas une option, la sauvegarde d'la vie.
L'Azile de Joliette : wouf ! (2005-12-05)
Première visite en terre Joliettoisienne (?) pour cet orchestre, dans le tout petit bar l'Azile, qui nous reçoit avec des sandwiches à la viande smoked et une p'tite pinte locale, miam Joliette ! Mais pas de barmaid, fichtre !
Notre ami Jimmy Hunt (ou Jim-La-Honte ou Jean LaChasse) a bien réchauffé la pièce avec son numéro d'homme-orchestre, fort apprécié.
Puis vient notre tour, et celui de Gourmet Délice qui tient la basse une 2ème fois dans l'orchestre de Sunny Duval, avec brio. Les gens hurlent de bonheur PENDANT une pièce exécutée en duo avec Sunny, tellement le moment est enlevant, et Lydia qui défonce ses tambours. Cocktail vient épicer 5-6 morceaux, bien relevés oui.
Joliette, à bientôt !
Karaoké à Strasbourg, retour (2005-11-27)
Ouille ! Bin non, on a pas tué le temps, on a trouvé un bar près du musée, pour passer un dernier moment tous ensemble (y'en a qui restent encore quelques jours, dont Rosario, ce sympathique technicien du son). Je joue au babyfoot avec Dive pis Pumas pis qui donc ? Je me rappelle pas. Je danse avec Marianne-Hic. Je joue aux fléchettes avec Kargl, cette sympathique brute, mais on abandonne pasqu'on comprend pas les règles. (J'pense que Kargl m'a brisé une côte pendant un de nos fréquents arrêts dans un truckstop la nuit, quand il m'a levé à l'envers au bout de ses bras -il fait le double de ma grandeur. Après il m'a demandé : "T'as quel âge ?" "Bin, 32. " "J'ai l'vé 32 ans !! " J'ai failli manneken-pisser de rire.)
Je chante "The Final Countdown" du groupe Europe au karaoké avec Dom !! Même Julbe, le bleuet qui s'occupe des retours (monitrons), s'est lancé dans une interprétation sublime de...(insérer souvenir ici). Téti, le colosse éclairagiste, laisse un échapper un de ses puissants rires anéantisseurs de tympans. Une chance qu'y a juste notre équipe dans le bar.
Hop ! Marche vers le bus, destination aéroport, tout joyeux que nous sommes, quand même un peu tristes de la fin qui s'en vient.
Hervé le Vervé nous salue après s'être assuré que nos bagages et nous sommes bien prêts à décoller. Avion 1 vers Paris (1 heure de vol) , Avion 2 vers la maison. Je suis assis avec Dom et Marque D, Chef archiviste et bigre de bon sac-à-blague, on dort tout le long de la route. J'ouvre à peine l'oeil pour apercevoir à l'écran le film "The Fantastic Four". Ç'a pas l'air très bon, avec le gros bonhomme fait en crotte. Tant pis, dod.
7, 8 heures plus tard, je suis chez moi. Juste le temps de quelques appels, et je dois sauter dans le bus vers Québec, encore 3 heures de transport en commun. Meeerde ! Mais j'ai hâte de jouer nos chansons. Pis mon lit m'attend sagement.
France 10 (2005-11-16)
Ça achève ! Chu pas tanné, j'ai juste ma dose. Ma maison m'appelle.
Lyon, 16 novembre 2005. Le Transbordeur nous reçoit, avec 1 100 personnes !! Le spectacle était bon je pense. La scène inspirait ça, en tout cas. Plein de place, assez pour faire le tour en courant ! En faisant le con, j'ai reculé dans mon moniteur et suis tombé sur le tchu. Ouille mon vieux derrière ! En plus chuis tombé le dos sur la "footswitch", petite pédale à 2 pitons qu'on prend pour changer le son sur l'ampli. Le point à retenir ici est le fait qu'il y ait les pitons, que j'ai encore imprimés dans le dos aujourd'hui le 17. En bleu.
Ce soir c'est la fin de la tournée, déjà. On dirait que ça fait des mois, mais ç'a juste été 18 jours. Je suis à Strasbourg avec 14 de mes amis. Cet après-midi j'ai pris une p'tite marche seul dans la ville, une ville aux décors fabuleux, encore une fois. C'est partout pareil ! C'est vraiment beau, la France. Ce soir, après le concert à la Laiterie, champagne ! Des amis de Grenoble étaient au concert hier, et m'ont remis une bouteille, qu'on ouvrira dans la loge en récompense, trempés après 2 heures à sauter partout, à chanter. Après, faut tuer le temps jusqu'à 4am, heure où Steve l'Ecossais, chauffeur cinglé, nous déposera à l'aéroport. Je pense qu'on va plutôt blesser le temps, juste un peu, pour qu'il s'écoule tout doucement. Fait pas froid, dehors, j'pense qu'on va préférer en profiter une dernière fois. Pis dormir dans l'avion. Bin, faut qu'j'essaye de récupérer un peu, j'joue à Québec en descendant, vendredi soir, avec mes Breastfeeders. Ouch !!
Mon lit ! Il est où mon lit ?!!!!!
France 9 (2005-11-14)
Quoique dans le bus, les préoccupations sont aussi d'ordre dodo. Pas toujours facile de dormir bien ici, avec les bruits et ronflements. Une chance, JF m'a légué des bouchons avant de retourner au pays. Il en avait une couple de paire dans son attirail sommeil, qui incluait aussi quelques pilules et produits naturels -je pense qu'il voulait mettre toutes les chances de son bord. C'est vrai qu'il faut avoir le pied marin pour survivre dans le "Tour Bar". Ça prend de l'équilibre pour passer d'un étage à l'autre par le petit escalier, surtout avec 2 verres de vin dans les mains !
Today congé, on est à Toulouse. En fait on est à Ramonville, banlieue. On est chanceux, on a pas vu de grabuge jusqu'ici. J'ai pas beaucoup regardé les infos, mais avec toutes les émeutes un peu partout, on est quand même un peu sur les dents. On a juste vu une auto brûlée à côté de l'hôtel à Tourcoing. Wow ! dans un sens. C'est impressionnant. J'ai pris une photo, je vous la montre bientôt.
Bref, lundi 14 novembre, j'en ai profité pour dormir et récupérer toute la journée, à jouer au sudoku ! Ce fameux casse-tête. Souper, on se rejoint au resto de l'hôtel pour manger du cassoulet ! Spécialité du coin, toute en viande, avec quelques fèves blanches pour représenter l'équipe des légumes, très minoritaires dans ma gamelle. Miam ! You don't make friends with salad.
Ce soir, on a des passes pour un concert métal dans un bar pas loin. On arrive à temps pour le dernier groupe ignoble, atroce, aaaark ! Des frissons de gêne. Y'a dépassé pis drôle, mais là c'est juste pas bon. En plus des projections de dauphins et éclairages mauvais tout-allumé-en-même-temps-n'importe-comment. Je reviens à l'hôtel me coucher.
Debout à 8h30, frais et disco, déje et marche dans le quartier. Y'a plein de maisons fabuleuses, des toits en ardoise, en plus il fait encore chaud pas mal, pis il vient de pleuvoir, ça sent bon.
Pastis avec le patron de la salle, magret de canard avec la gang au souper, concert. 800 personnes sont là pour voir le groupe ! Groupe qui en donne plus que dans tous les autres spectacles, en fait on joue trop longtemps, un peu trop de tounes. Avec la chaleur étouffante, on passe tous proche de l'évanouissement, Dom a une chute de pression qui lui fait peur ! On est complètement trempés, dans mon Top 3 de bonhomme humide pour ma part. Schhhhhh ! Une douche. Marianne-Hic (a.k.a. L'épinette) a donné un super show ce soir, ouf ! J'm'installe à côté d'elle quand elle fait un solo de violon ou d'accordéon, pour l'entendre hurler quand elle s'emporte ! Elle est vraiment super. Tout l'monde est très bon, en fait, Dom est un super batteur, Géronimo fantastique, Kargl génial brute-chanteur, c'est vraiment cool. Bref, i fait trop chaud ce soir, la bedaine est de mise dans la loge.
France 8 (2005-11-13)
Bin oui, Rennes. Encore encore encore une fois un accueil indescriptible. J'me répète, mais chaque salle où on joue nous offre un repas à notre arrivée, l'après-midi. Puis, après la balance (test de son), y'a le gros repas, complet, entrée, dessert, fromages, vin,...de quoi rouler jusqu'à la scène. À chaque soir, en plus !
Bin Rennes, c'était tout ça, mais dans une salle bizarre, étroite ("On joue dans une virgule", a dit Dom), mais 500 personnes ont réussi à s'coller là-dedans. J'ai pas battu mon record de cordes pétées ! Juste 2 ce soir-là. J'ai poussé Dom dans la foule à la fin, pour qu'il surfe un peu. C'était drôle. J'donne toujours des objets aux gens, avant qu'on débarque de scène : la liste des tounes, des serviettes (eurk !), des bouteilles, une baguette de drum, un drummer. On était serrés sur scène, ce soir, mais on a réussi à sauter partout quand même. Séance d'autographes après le concert, photos avec des fans, signatures de drapeaux ! (J'sais pas trop où me situer dans les allégeances politiques du groupe, l'environnement passe avant tout pour moi, faque la politique, on verra plus tard.)
Mais dans le "Tour Bar" (l'autobus), les préoccupations sont seulement d'ordre liquide ! Tant qu'on a d'l'essence (hum-hum).
France 7 (2005-11-12)
Rennes, Bretagne. Wooooooooooow ! Une autre ville superbe, coudon. Vieille ville, avec des maisons de quoi ? 400 ans ? Pas d'bon sang. On arrive vers midi, je me réveille après un dodo pas pire dans le bus pour une fois, je me réveille sans avoir vu passer les 10 heures passés dans ce véhicule, pas juste pasque j'en ai dormi un bout, aussi pasque j'ai regardé un film en roulant dans' nuit. Bin oui, on a aussi une télé.
Aussitôt douché rasé, ballade sur les pavés Rennois, ouin, décor magique. C'est l'avantage d'une journée de congé, on peut visiter, profiter, rencontrer. Sinon on passe en coup de vent sans rien vivre de la ville, comme souvent en tournée. Mais là, non. Disons que toutes les régions sont particulières, mais ici, c'est pas mal unique. Un peu marin, un peu rude, mais aussi chaleureux et ouvert, comme une bonne tape dans l'dos par un pote. On mange au souper des crêpes bretonnes, en fait moi j'ai pris un genre de galette sarrasin au jambon, emmental, épinards,...vous bavez devant l'écran ? Bien fait ! Marque D pis Géronimo ont pas arrêté de commander à la serveuse des petits pichets de cidre pour faire descendre le tout, j'te dis ! Dessert : bin, une crêpe. Mais une crêpe...chocolat/chantilly !!! Aglglgl...On a chanté bon anniversaire à Hervé 2-3 fois, Hervé notre directeur de tournée fabuleux, natif du coin. Kargl-le-gaulois-suprème a mangé 3 crêpes énormes ! Considérait une quatrième, mais bon. Un ogre !
En soirée, bars avec Dom pis Pumas qui s'est laissé entraîner. On croise un patron Bruno sympa au Sablier, beau p'tit bar. Retour à pieds à l'hôtel, où ça sent les croissants chauds, que le portier finit par accepter de nous laisser croquer. Yaah ! Rennes, you rule. Dimanche, spectacle chez toi. On va voir de quel bois tu te chauffes. Esque j'vais encore péter des cordes sur cette guitare de location française ? A force de la brutaliser, j'finirai bien par en tirer quelque chose. Record à battre : 3 cordes cassées dans le même concert. une chance que Chapout est là pour en mettre des neuves.
Bruxelles (2005-11-11)
Le 11 du 11, mon jour de chance ! Bin j'ai la chance de visiter brièvement Bruxelles !! Yé ! Très sympathique, ici. Je marche dans les rues avec Dom, mon partenaire de visite diurne et nocturne, pis Pumas, qui est aussi en Europe avec nous, pour faire la première partie des spectacles. On croise le fameux Mannekenpis, tsé la statue du p'tit bonhomme qui fait pipi ? On se fait expliquer comment le trouver. Oh, le voilà...mais ?! Il mesure 30 petits centimètres ! Tout doré, tounu, dans une niche au coin d'une rue, à pisser de l'eau sans arrêt. (Il représente bien la Belgique, pays de la bière !) Paraît que le jour anniversaire de la mort d'Elvis, ils lui mettent une suit d'Elvis ! Pis d'autres jours de fêtes, il pisse de la blonde, qu'on distribue aux gens !! Cool ! (Mon amie la Petite Bête croit que le Mannekenpet aurait autant de succès !! Hihi )
Ensuite, on va visiter une expo de photos de Bettina Rheims au Botanique (où on joue ce soir), des photos de femmes tounues. C'est trèèèèèèès beau comme expo. Puis, test de son (balance, qu'ils disent en Europe). Souper de steak-frites, bien sûr.
Et spectacle ! Cris, foule qui chante, etc. La routine quoi ! Je blague, c'est vraiment super. Impressionnant en tabarouette. Plein de québécois sont là, encore. A la séance de signature qui suit la prestation, on nous donne plein de bouteilles du pays. ''Ils vous ont donné que de la bière nulle, alors...vous la prendrez à notre santé dans le bus ! '' Ce que nous fîmes.
France 6 (2005-11-10)
Aujourd'hui, Lilles. Encore un accueil fantastique, gros repas, hospitalité et sourires, vin et tiramisu pour dessert ! En plus du concert... C'est moi qui terminerai la tournée à la guitare. Hé oui, JF ce matin a décidé de quitter comme ça, sans trop avertir. Mais on savait que ça allait probablement arriver. De toute façon, ça fait un bout que j'ai les albums pour apprendre les tounes. Des fois, j'ai une petite feuille par terre pour suivre un morceau nouveau. C'est drôle, y'a pas de pression. Le groupe est tellement relax. Un bon spectacle pour déconner en choeur. Pis rire, rire ! J'ai les bouts de doigts un peu abimés, à force de jouer super vite tout le temps, sur une guit acoustique en plus. Bin oui , avec les Breastfeeders on joue vite, mais c'est pas le même ''vite''. Je mets un peu de ruban pis ça va. En fait non, ça gêne, je le garde jamais. Après le concert, on reste un peu avec la barmaid (bien sûr), pis on va prendre une dernière p'tite bière dans un parc, avec le barman aussi. Deux irlandais viennent jaser avec nous, sont là pour le jour du souvenir le 11 novembre. Saloperie d'guerre ! Connerie.
Bon, dodo. Pour une fois qu'on a un hôtel, ça fait du bien.
France 5 (2005-11-09)
Aujourd'hui pis demain, kilométrage illimité !
Donc, après le Grand Rex à Paris, route de nuit jusqu'à Nantes, Bretagne (6 heures au moins). Après le spectacle, route vers Paris because prestation d'une chanson sur Radio-France à 8 heures am. Ensuite, à midi, route encore, vers Lille, nord de la France !! Pas croyable ce parcours.
Nantes : super chaleureux encore, comme accueil. C'est pas croyable que la foule connaisse autant les paroles du groupe. Plein de fans partout ! Ils font fureur.
JF a l'air de bien se plaire pour l'instant. Ivan capote un peu, faut dire qu'il a du coffre, pis que les couchettes du bus sont assez étroites. Pour un p'tit bonhomme comme moi, c'est pas pire, mais disons qu'i faut pas être claustro-boy ici. Jjjj...
Dur de dormir, j'sais pas trop pourquoi, ça bouge, y'a du bruit, fait chaud, fait froid, 3 000 idées dans' tête en même temps. On trouve des minutes de sommeil n'importe où, loges, fauteuils, debout,...j'exagère.
Radio-France : après une nuit percée, entrecoupée de quelques zzz, je dois remplacer JF pas assez en forme, pour que le groupe joue une chanson à la radio nationale, auditoire de 1 000 000 il paraît. On saute dans le bus tout de suite après, pasque le chauffeur a l'obligation de s'arrêter pour dormir à 14 heures, pendant 9 heures !! On réussit à le convaincre de chauffer les 3 heures nous séparant de Lille avant de prendre sa pause. Ouf.
Lille, 10 novembre, la veille du concert : une autre superbe ville, c'est très joli, comme partout où on a été d'ailleurs. Repas fabuleux à l'hôtel après un petit tour des environs pavés. Un p'tite bière belge en passant ! Bin oui, on est pas loin de la Belgique, qu'on visite vendredi. Yé !
Ah pis pourquoi pas une petite sortie en métro avec Dom pis Etienne. On trouve un bar de Lille où y'a un party d'étudiants. D'étudiantes, surtout. Etienne, aussi surnommé "Disco", danse comme un chef. On décide de rester dans la ville jusqu'à 5:30, heure du prochain métro, tant qu'à y être. Cool, on a pu rentrer dans le bar pasqu'un des organisateurs du party a reconnu Dom. Il nous a trouvé une table. quand le bar ferme, on va devant, où 10 amis chantent une chanson traditionnelle en l'honneur de Dom, chanson-hommage qui dure 5 bonnes minutes !! Pas croyable. notre nouvelle amie Clothilde nous guide vers la station de métro = on se perd quelques fois. Sacrée Clo ! Tu vas bien ? Tu dormais pendant le trajet de 20 minutes, maudit que c'était long.
France 4 (2005-11-08)
Re-Paris, le Grand Rex ! Salle de cinéma mythique, et aussi salle de spectacle légendaire, géante. Aujourd'hui j'ai seulement joué 2 tounes au rappel, pasque JF le guitariste est arrivé en France. Pour combien de temps ? Je sais pas si j'aurai à le remplacer encore. Dépend comment il ira (il souffre d'un méchant mal du pays).
Bref le spectacle était super ! Un parterre tapissé de fans, de curieux, français ou pas, québécois aussi beaucoup, apparemment, + 2 balcons remplis à craquer des gens debout !! Epeurant, mais les balcons ont tenu le coup.
On a sauté dans notre dortoir mobile tout de suite après avoir attrapé une crêpe à la crème de marron sur le trottoir.
La veille je suis allé rejoindre mes potes au pub anglais pas loin de notre hôtel habituel du quartier Pigalle. Dom le gaulois était avec son ami Oli (en plus d'une partie des Cowboys F et techniciens). Tous les 3 on a voulu aller voir le bar gothique à côté, en pensant que ça brasserait un peu. Vu qu'on est pas très goths, un simili-goth un peu con s'est mis à nous écoeurer, surtout que Dom avait croqué un genre de chien en balloune (!!) appartenant à une russe hyper-froide que le con cruisait. Alors on lui a payé un verre d'absinthe de marque ''François Guy" (jadis chanteur des Sinners, groupe 60's du Québec maintenant pus rock'n'roll du tout), question d'être en bons termes. Finalement sa croûte de "dur" a craqué, quand le bar, assez moyen finalement, a fermé, le goth nous a trouvé des cannettes de bière sur la rue. On est allé continuer ailleurs, pis il est disparu. J'ai fini par quitter aussi, seul. En marchant vers mon lit, j'ai croisé un autre trou à rats, avec des filles dedans. J'entre, pis une des filles, assez sexy, m'emmène vers l'arrière, en me pelottant un peu, en disant plusieurs phrases dont "...pour un striptease, 150 Euros pour..." Woo ! Moi : "J'pense qu'on va y aller pour un breuvage". Un bar à putes ! J'ai bien ri avec un bonhomme (un pimp ou un client ?), la barmaid, pis la fille, à qui j'ai payé 2 verres, à ...20 Euros chaque !! J'me suis fait arnaquer dans Pigalle !!! Quelle soirée...
France 3 (2005-11-06)
Dimanche, 5ème jour en France, il paraît. Le temps est tout mêlé, hier j'ai appris qu'on était samedi ! On est toute la nuit dans l'autobus à parler, rire, sans horloge autour, sans repaires dehors pasqu'il fait trop noir. Le midi on arrive à destination pour déjeuner, se doucher, on sait pus il est quelle heure, c'est mêlant.
C'est quand même bizarre d'être coincés à 13 dans un espace restreint qui roule dans le noir. Avec l'odeur tenace de la seule toilette disponible en plus, qui vient régulièrement nous rappeler qu'elle est là . Mais on s'distrait. Hervé notre directeur de tournée, est aussi prestidigitateur ! Wow. On applaudit. Il nous surprend à chaque soir. Des fois on joue de la guitare, des chansons aux paroles à moitié oubliées (comment se rappeler de toutes les paroles de Bashung ?)
Hier, on a regardé notre chauffeur cinglé faire le plein du véhicule : 395 litres d'essence !!! A 1.14 euro le litre, ça monte à...450 euros !! En plus, lors des arrêts obligatoires de 20 minutes que les chauffeurs doivent prendre à toutes les 2 heures, il faut laisser tourner le moteur, sinon la batterie tient pas le coup, à alimenter le bus ! J'capote ! Un gaspillage pas possible. Pis le 2ème plein dont j'ai été témoin un peu plus tard durant le voyage a coûté encore plus cher : 447 litres au coût de 519 euros !!
Hier soir, on jouait à Caen, Basse-Normandie. Tout le monde chantait les paroles, ç'a pas de bon sens ! On a donné un super spectacle, je pense. On a fait monter une petite fille d'environ 10 ans sur la scène, à un moment. Elle avait les pattes raides, j'pensais que c'était le stress ou la gène, mais en fait elle était à demi-paralysée. J'suis allé lui mettre ma guitare au cou, en me disant qu'elle s'en rappellerait toute sa vie. Elle jouait les cordes pendant que j'tenais les accords de ma main gauche, accompagnés de Dom le Gaulois qui frappait sur sa batterie comme un batteur métal ! Ouin, j'pense que cette Noémie aura un bon souvenir à garder ! Bon dodo à toi.
France 2 (2005-11-04)
Wooo ! Paris, je te reviens dans quelques jours, ouin. Aujourd'hui déjeuner à Clermont-Ferrand, après une première nuit passée ''s'a corde à linge'' dans notre super autobus de tournée, piloté par Steve, un extra vieux punk de Glasgow, Ecosse ! On est parti de Paris vers 22:00, avec plusieurs caisses de houbl, bouteilles de rouge, barrettes pour rire. Et un mousseux pour la fête à Géronimo ! Yé ! Notre super autocar : rez-de-chaussée avec 12 places disposées en divans, bancs normaux d'autobu, table pour les joueurs de dés, mini-cuisine, mini-toilette (oups ! ) , pis à l'arrière, rangement. Deuxième étage, autre table à fête, entourée de banquettes molles, et plus loin, les couchettes ! Bin oui, on dort ici pendant la majeure partie du voyage, avec comme voisins des ronfleurs avinés, ours sympathiques. Y'a même 2 grandes trappes au plafond par où on peut se sortir la tête ! Attention de pas se prendre un tunnel par la tête, jjjjj... Pis pour couronner le tout, à la remorque du bus, un trailer avec une tête de mort dessus !! Je me sens comme à la maison.
Aujourd hui c'est le premier spectacle, et je remplace le guitariste qui est pas là. Ça promet ! On a pratiqué hier en roulant, avec les guits acoustiques (ouioui, j'en joue ) .
Bon bin, c'est l'heure d'la douche.
France 1 (2005-11-02)
J'suis en France ! Pogné avec un clavier tout à l'envers. Le Q est ailleurs, comme dirait Rimbaud (toux).
Ahhhh...ça fait du bien, ça fait du bien, ma dernière fois ici c'était y'a 15 ans. C'a changé, moi aussi, on est quittes.
L'avion me fait toujours peur, par contre. Mettons que 6-7 heures au-dessus d'l'eau, ça m'rassure pas beaucoup.
Ce soir j'vais voir un concert avec mon amie Isa de Prototypes (ils viennent de sortir un nouveau disque!), on va rire. Faut que j'prenne le métro, j'espère que j'vas m'perdre.
J 'm'ennuie pas à date. C'est pas pire Paris, han ?
Bin je réécris plus tard. Tshaw !
L'Esco grave (2005-10-23)
Ouch ! J'ai bien dû recevoir le micro dins' dents 2-3 fois au spectacle qu'on a fait à l'Escogriffe (Mtl) samedi passé. Coudon ! Un bonhomme chaud tombait sur nous régulièrement, avant de se faire remercier de sa présence, apparemment. Pis j'ai pogné les nerfs après un hippie qui se rendait pas compte qu'il était sur la scène, dans nos pattes, ce qui a donné une version particulière de "La Ferraille", où je crie "Tasse-toi, criss de hippiiiiie !!!!" très distinctement dans mon micro. Bon, premièrement, j'ai rien contre les hippies, c'est juste le premier mot qui m'est apparu à la bouche pour l'interpeller. Deuxièmement, rien. C'est tout. Je pousse les intrus en bas de la scène ! Merci aux 100 quelques qui étaient là, on vous a bien aimés. Les Crevett's ont beaucoup ri aussi, elles reviendront sûrement !
wouf (2005-10-20)
J'pensais pas que ça r'viendrait aussi vite, mais j'ai déjà des nouvelles tounes en chantier ! À surveiller durant les prochains spectacles.
Ouragan (2005-10-01)
Pas d'ouragan aujourd'hui. Yeah.
|
|
. |