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  Mais qui est Sunny ?

Montréal, hiver 2005. Sunny Duval s’enferme dans son local avec quelques instruments de musique, du papier et du crayon, des sandwiches aux œufs du dépanneur G.Lalime, 9 ou 10 mégots, plusieurs canettes de bière, et la Bête : une vieille machine à 8 pistes, qui servira à coucher sur ruban les chansons de son projet solitaire. Achigan, une explosion de rock’n’roll conçue en solo, la nuit, dans un sous-sol bleu sale gris. 15 tounes supergluées dans vos oreilles pour longtemps !!

Mais qui est donc Sunny ?

 : en 1972, au nord-est (Amérique), dans une maison paisible, relativement bien chauffée. Sagitteur. Sage. Gîte. Tâteur. Ça. Sagitator. Teur. Terre. It.

Enfance : entouré de chats et de chiens, il regarde les nuages en s’endormant sur la pelouse. Observe les fourmis qui travaillent autour des craques sur le pavé, dans la cour arrière. Visite le petit Québec en famille durant les vacances d’été. Ah ! les moustiques. La pêche qu’il trouve ennuyante à mourir. Les lacs. Le camping. La forêt. La mer des fois, sur la Côte-nord. Il écoute ses oncles chanter des Beatles au piano. Il examine attentivement les pochettes des albums. En hiver, il invente des aventures fantastiques pour ses figurines Star Wars (il est toujours Han Solo), avec son meilleur ami E.Fugère. Il découvre la chair douce avec sa voisine N.Paquin. Il joue au hockey (il a appris à patiner à 2 ans). Marque peu de buts. Il est par contre premier de classe ! Jusqu’au jour où…

Adolescence :…il rencontre la guitare ! À partir de ce jour-là, sa moyenne générale en classe baisse sans cesse, mais très lentement, suivant une pente légère mais inévitable. Il repique à l’oreille son premier solo : « We’re not gonna take it », sur la guitare classique orange de Maman. Ce Noël-là, Papa lui remet sa première guitare électrique. Il échange une boîte de Lego contre un petit ampli de marque Paul, qu’il possède toujours. Il se procure une pédale de distorsion qui ne l’a pas quitté depuis ! Il apprend à jouer en écoutant des groupes de Heavy Métal. Puis vient le blues, le rock des années ’60 et ’70. L’école l’intéresse de moins en moins. Il obtient son premier engagement vers la fin de l’école secondaire dans une comédie musicale unissant son collège privé pour garçons au collège privé pour filles situé pas loin. Y rencontre Isabelle, avec qui il vivra une innocente passion pendant 2 mois. Sunny la quitte, et inscrit malheureusement un 1er cœur brisé sur sa fiche de méfaits. Il aimerait bien se le faire briser à son tour par Nathalie, qui possède de beaux gros cheveux et des seins qui lui égratignent l’œil. Mais sa chance ne tournera pas.

18+ : après 2 années passées à échouer des cours en électrotechnique, Sunny débute des études collégiales en musique (en guitare jazz !! la seule option offerte). Se découvre un goût prononcé pour le party. Sillonne les bars et apprend son métier avec un orchestre blues-rock. Il chante ! Il crie aussi beaucoup. Puis il abandonne l’interprétation de covers. Se met à la composition, au sein d’un groupe funk-rock (c’est dans l’air) avec qui il restera presque 10 ans. 1995, déménagement à Montréal. Pour être avec ses amis qui y habitent déjà, mais surtout pour vivre son métier au beau milieu des feux de circulation, et faire le tour des salles de la métropole. Il vit en appart pour la première fois. C’est un nouveau monde à chaque coin de rue pour lui. Son groupe se promène un peu. Ils participent à des concours. En remportent quelques-uns, mais n’enregistrent aucun album. Enregistre par contre avec son projet solo qu’il a fondé récemment, où il chante et écrit également les textes. Depuis son arrivée en ville, et encore maintenant, il doit exercer plein de petits boulots pour arrondir les fins de semaines, la musique le gardant dans l’instabilité monétaire la plus totale. Il ne s’en plaint pas. Il l’a choisi. Il retire beaucoup d’autres avantages intéressants. Il apprend de toutes les jobines qu’il exerce. À son arrivée à Montréal, il déniche en emploi de plongeur chez El Zaziummm, et sera congédié après 4 heures de travail, pour cause de lenteur ! Une décision qu’il accepte avec joie. Libéré de cette routine immense qui s’était pointée après 5 minutes passées au resto, il doit quand même trouver des sous. Pendant 3 ans et demie, il effectuera des sondages téléphoniques pour une pas pire firme. Bah, il y perfectionne son anglais. Au fil des années, il sera aussi flyer-boy, fera le ménage de son bar favori, conduira des camionnettes, accordera des guitares live pour autrui, fera partie d’un service de traiteur, démolira un sous-sol (le 11 septembre 2001 !), fera de la figuration dans des films et téléséries, taillera des vignes en Estrie,…Beaucoup plus intéressante sera la chronique qu’on lui offre de tenir pendant 8 mois dans un grand quotidien Québécois. Heureusement, son activité principale reste la musique, bien qu’il ne tienne pas à jouer constamment. Sunny accompagne au fil des ans divers artistes qu’il apprécie, passant ainsi du confort à la pauvreté totale régulièrement, selon les contrats qu’on lui offre. À travers tous ces moments, la formation en 1999 des Breastfeeders reste un des événements les plus marquants de sa vie. Il se retrouve enfin chez lui, avec ces nouveaux amis colorés, rencontrés au hasard de bars communs. Ils explorent ensemble la nuit et le rock’n’roll, sans relâche. Le manque de moyens de la bande stimule son inventivité et pousse ses membres à toujours retomber sur leurs pattes, en bons chats de ruelles qu’ils sont. La bande de Bonsound est créée, qui canalisera les jets de ce groupe erratique.

2005 : L’aventure se poursuit. Sunny bricole, avec presque rien, un disque qui relate l’existence palpitante et toujours changeante d’un milieu qui bouillonne.

  Caractère

Hobbies

Ruelles. Rouler. Nuages. Barmaid. La bonne femme su’l’bonhomme. Double rhum (brun). Chaud. Dormir. Désert. Beurre de pinottes. Le Rock. Le roll. Eau salée. Eau gazeuse. Tounu. Poivre. Pas d’sous. Terrain vague. Vagues. Marmelade. Accidents. Casser des téléphones publics. Bulles. Se coller. Flatter des chats, assis sur le trottoir à 4am. Cœur brisé. Petites dettes. Dehors. Dedans. Hasard. Root beer. R’garder les fourmis travailler. Noirceur. Pluie. Feuilles. Vent. Calme. Crayon. Usure. Noyade occasionnelle. Blagues. Feu. Poux. Coups de soleil.

Phobies

Réveil-matin. Tequila shots. Bobettes. Hauteurs. Loto. Pilules. Été mourant. Mouches. Religion. Vélos voleurs. Déchets enterrés. Grosse piasse frette. Loto. Crédit. Nature vs Humain. Canons.

Ambition

Exploser Loto-Q.